Direction régionale des affaires culturelles Champagne-Ardenne
Ministère de la Culture et de la Communication

Accueil > Les autres cités-jardins rémoises > Les cités-jardins rémoises réalisées par d'autres aménageurs

Les autres cités-jardins rémoises

Les cités-jardins rémoises réalisées par d'autres aménageurs

Si le Foyer Rémois est le principal aménageur de cités-jardins à Reims, comme il s’agit d’un organisme privé qu’elle a l’obligation légale de subventionner, la ville de Reims crée son propre office public dès 1921. Il construira sa cité au quartier Maison-Blanche avec un programme aussi ambitieux qu’au Chemin Vert mais qui n’aboutira pas complètement. D’autres organismes comme la Cie des Chemins de Fer de l’Est à la cité du dépôt, l’industriel Warnier-David, la maison de champagne Gauthier d’Epernay ou la société du Parc de Vesle créeront leurs propres ensembles du même type à Reims.

La cité Warnier-David, pour l’industriel textile éponyme, offre dix huit logements, œuvre de Jean-Marcel Auburtin, l’architecte du Chemin Vert. Le permis de construire est légèrement antérieur à celui du Chemin Vert. On y retrouve quelques uns des types de cette cité, mais très transformés après revente aux occupants.

La cité Gauthier est l’œuvre de l’architecte Marcel Oudin, architecte de cinémas et d’un grand  magasin  parisien. Elle se situe en bordure de l’avenue de Laon sous forme de 96 maisons jumelles, soit 192 logements, à simple rez-de-chaussée ou avec un étage.

Sa particularité est d’être le réinvestissement des dommages de guerre d’une sucrerie située à Berry-au-Bac dans l’Aisne, appartenant à la maison de champagne Gauthier d’Epernay. Cette dernière ville se trouve trop loin de Berry-au-Bac pour que le propriétaire puisse y réinvestir, ce qui n’était pas le cas de Reims. La réalisation lui permit d’obtenir d’importantes subventions de l’Etat, comme pour le Foyer Rémois, puisqu’il construisait là des logements sociaux. Le chantier fini, les maisons furent revendues à leurs locataires.

L’architecte Marcel Oudin, dont c’est le seul projet rémois, a travaillé en 1911 pour les Champagne Gauthier à Epernay et à St Ouen en 1920. Il était spécialiste du béton et les chais nécessitaient l'emploi d'un tel matériau pour obtenir de grands volumes. Raison pour laquelle il a sans doute été fait appel à lui. Il avait en plus déjà construit  des hôtels particuliers pour Jules Gauthier en 1913 à Epernay, pour Emile Gauthier en 1911 à Ay et pour Paul Gauthier au château de Gueux en 1912.

La cité Maison Blanche est l’œuvre de l’architecte Edmond Herbé pour l’Office Public d’Habitation à Bon Marché. Cet office est créé en 1919 par la Ville de Reims pour concurrencer la société privée du Foyer Rémois que la ville avait l’obligation de subventionner.

En 1922, un concours est lancé. La cité envisagée doit comprendre sur un terrain de 55 ha un gymnase, une maison pour tous avec salle de réunion et bibliothèque, une école de garçons et filles avec deux cours, un bureau de poste et de caisse d’épargne, une garderie d’enfants, une station du CBR (Chemin de Fer de la Banlieue de Reims), une maison de retraite avec un parc de 16 500 m2, une auberge-restaurant.

Chaque maison est prévue avec un jardin d’agrément et potager de 540 m2, et se composerait  de 4 chambres, salle à manger, cuisine, toilette, WC, appentis pour outils. Parmi les équipes primées, on retrouve Alfred Agache, président-fondateur de la SFU, associé à Emile Fanjat, Edmond Herbé, Maurice Brissart. Bien qu’arrivée en tête de plusieurs des cinq sections du concours, l’équipe Agache n’est pas retenue et c’est Edmond Herbé qui réalise l’opération qui se limite dans sa première tranche à 324 logements, répartis en 164 maisons jumelles, dans le même style basco-landais que la cité Mulhouse.

Le chantier débute seulement en 1928, de nombreuses malfaçons retardent l’installation des habitants qui ne se fait qu’au début des années trente. Les équipements prévus ne sont pas construits, à l’exception du groupe scolaire séparé en une école primaire et une école maternelle symétriques par rapport à la voie principale de la cité axée sur la cathédrale.

Le nom des voies de la cité rappelle les départements ou les communes qui ont fait des dons dès 1915 pour la reconstruction de Reims. Des Français émigrés au Chili furent également parmi les donateurs d’où le nom du boulevard du Chili. Par ailleurs, le grand axe de la cité ayant la cathédrale pour ligne de mire, après s’être appelé quelque temps boulevard Bellevue pour rappeler le point d’où étaient dessinées les premières vues perspectives de Reims a pris, après la Deuxième Guerre mondiale le nom de boulevard du 18 juin 1940.

La cité est complétée à la fin des années quarante par des maisons d’un style plus simple, puis par des barres d’immeubles de quatre ou cinq niveaux et un centre commercial. A la fin des années soixante, quatre tours viennent occuper les terrains laissés libres par la non réalisation des équipements communs.

Depuis le début des années 1990, la revente des maisons aux occupants a entraîné une détérioration tant des clôtures que des maisons par la disparition de l’unité d’origine : transformation des menuiseries sans plan d’ensemble, réalisation d’extensions d’aspects divers…

La cité du Parc de Vesle, créée par la Société Immobilière éponyme, à cheval sur les communes de Reims et de Cormontreuil, comporte 142 logements, revendus depuis longtemps à ses occupants, elle a été très modifiée. Le programme initial la prévoyait au double de ce qui a été réalisé.

La cité du dépôt est au départ la propriété de la Compagnie des Chemins de Fer de l’Est, elle devait comprendre 380 logements, mais 222 seulement furent mis en chantier. Les maisons, dépendant du domaine ferroviaire, n’étaient pas soumises à la réglementation municipale d’hygiène et de voirie.

Il ne reste plus de nos jours que quelques maisons d’origine, très simples et sans intérêt architectural, mais qui assurent un rôle social important.

Les cités rémoises au titre du POS-PLU

Dans le cadre du Plan d’Occupation des Sols puis du Plan Local d’Urbanisme, les cités-jardins rémoises font l’objet d’une zone spécifique, la zone UP. Lors de la révision de 1992, le règlement sur les cités-jardin a été particulièrement étudié et précisé pour empêcher tout à la fois une modification intempestive des volumes et le maintien du caractère « jardin » en limitant l’extension de l’emprise au sol supplémentaire sur la parcelle à 20 m2 pour les habitations, à 20 m2 maximum pour la réalisation d’un garage et à 10 m2 supplémentaire pour un abri de jardin.

Dans les cités du Chemin Vert, Maison Blanche, Mulhouse, Parc d’Artillerie, Chalet et Brimontel, l’extension est limitée aux seuls rez-de-chaussée.

Si les années cinquante et soixante furent plutôt à Reims celles des grands ensembles, le retour à la forme, sinon à l’esprit, des cités-jardins revint à la fin des années soixante-dix avec les quartiers Murigny II à Reims, le Champ-Paveau à Tinqueux, et le Mont-Hermé à Saint-Brice-Courcelles.

A la fin du XXe siècle le Foyer Rémois a réalisé la cité du Petit-Bétheny, en y favorisant le développement durable et la haute qualité environnementale.

La cité-jardin Warnier-David

La cité-jardin Warnier-David à Reims, vers 2000

La cité-jardin Warnier-David à Reims, vers 2000

© Photo O. Rigaud

La cité-jardin Warnier-David à Reims

La cité-jardin Warnier-David à Reims

© Photo O. Rigaud

La cité-jardin Gauthier

Angle rue Regnesson, cité-jardin Gauthier à Reims. 2008

Angle rue Regnesson, cité-jardin Gauthier à Reims. 2008

© Photo O. Rigaud

La cité-jardin Maison Blanche

Chantier de la cité-jardin de Maison Blanche, à Reims, en 1928-1930

Chantier de la cité-jardin de Maison Blanche, à Reims, en 1928-1930

© Collection Pierre Cosnard

Ecole - Cité-jardin Maison Blanche à Reims, en 2005

Ecole - Cité-jardin Maison Blanche à Reims, en 2005

© Photo O. Rigaud

Vue générale de la cité-jardin Maison Blanche, à Reims, vers 2000

Vue générale de la cité-jardin Maison Blanche, à Reims, vers 2000

© Photo O. Rigaud

Cité-jardin Maison Blanche, à Reims, vers 2000

Cité-jardin Maison Blanche, à Reims, vers 2000

© Photo O. Rigaud

Cité-jardin du Parc de Vesle

Vue aérienne de la cité-jardin du Parc de Vesle à Reims, en 1982

Vue aérienne de la cité-jardin du Parc de Vesle à Reims, en 1982

© Photo O. Rigaud

Maison dans la cité-jardin du Parc de Vesle à Reims

Maison dans la cité-jardin du Parc de Vesle à Reims

© Photo O. Rigaud

Cité-jardin du dépôt

Maison dans la cité-jardin du dépôt à Reims

Maison dans la cité-jardin du dépôt à Reims

© Photo O. Rigaud

Les cité rémoises au titre du POS-PLU

Cité dans l'esprit de la cité-jardin, cité du Champ-Paveau à Reims, vers 2000

Cité dans l'esprit de la cité-jardin, cité du Champ-Paveau à Reims, vers 2000

© O. Rigaud

Cité dans l'esprit de la cité-jardin, cité du Petit-Bétheny à Reims. Vue aérienne en 2008

Cité dans l'esprit de la cité-jardin, cité du Petit-Bétheny à Reims. Vue aérienne en 2008

© O. Rigaud

Plan du site - Accessibilité - Mentions légales - Bibliographie - Lexique - Liens - Contacts
Association « Les Amis de Saint-Nicaise du Chemin Vert » - culture.fr - france.fr
gouvernement.fr - service-public.fr - legrifrance.gouv.fr