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Chantier du Chemin-Vert

Les logements

Les logements

Au total la cité comporte 371 bâtiments, sous forme de maisons jumelées comprenant deux ou quatre logements, ou des bandes de maisons pouvant regrouper de six à dix habitations. Trente hectares sont aménagés, quinze restent disponibles pour une extension future éventuelle.

Chaque logement dispose d’un jardin de 300 m2 où l’on peut cultiver des fleurs ou des légumes pour limiter les dépenses alimentaires qui peuvent représenter jusqu’à 80 % du budget d’une famille nombreuse, ouvrière à une époque où n’existent ni les grandes surfaces commerciales ni les magasins à bas prix d’aujourd’hui. Les clôtures en béton armé sont peintes en blanc, imitant les barrières en bois et encadrées de troènes.

La particularité de la cité est d’abriter en son sein, dès l’origine, de nombreux équipements à caractère social à une époque où n’existent encore ni les Allocations Familiales, ni la Sécurité Sociale, ni les Maisons des Jeunes et de la Culture.

Les noms des voies principales rappellent la Première Guerre mondiale : la Marne, l’Yser, la Somme, l’Argonne, la Suippe, le 11 novembre, le 132e Régiment d’Infanterie. Les voies secondaires évoquent tout à la fois les qualités nécessaires à la vie de famille : l’amour maternel, les Bons Enfants ou la nature : fleurs ou oiseaux (Pervenches, Myosotis, Glycines, Rouge-gorge, Chardonnerets…).

Des logements de petites tailles

Bien qu’ils soient destinés à des grandes familles, il s’agit de petits logements de 36 à 65 m2. Les plus grands possèdent alors quatre pièces d’environ 4 m sur 3m 50, les seuls éléments de confort sont un WC à l’intérieur, avec chasse d’eau relié au tout à l’égout, et un robinet d’eau froide dans la cuisine-séjour. Il s’y ajoute un caveau et un grenier.

En 1930, quatre ans après le décès de Jean-Marcel Auburtin, son confrère Félix Dumail, architecte de l’OPHBM de la Ville de Paris, réalise sur des terrains, jusque là non construits, car acquis plus tardivement par le Foyer Rémois, les deux petits immeubles à l’angle de l’avenue de la Marne et du boulevard Pommery, comportant six appartements chacun, pouvant aller jusqu’à sept ou huit pièces et donc mieux adaptés à des familles très nombreuses.

Dans la cité, 42 logements possèdent un atelier disposant de la force motrice où l’on peut pratiquer un petit métier à domicile.

C’est après la réalisation du Chemin-Vert, et alors qu’il envisage la construction de nouvelles cités, que le Foyer Rémois va se heurter aux maires des communes environnantes. En effet l’organisme logeur rachète, à des sinistrés qui ne veulent pas réinvestir eux-mêmes, leurs dommages de guerre dans un rayon de cinquante kilomètres autour de Reims comme l’exige la loi. Avec ces dommages, le Foyer Rémois peut obtenir des subventions importantes qu’il utilise sur le territoire de Reims. Dès le 17 décembre 1922 Georges Charbonneaux s’inquiète auprès du ministre des Régions Libérées de l’opposition de certains maires des environs. Le 29 janvier 1923 les municipalités de Gueux, de Fismes et de Cormicy opposent par principe leur avis défavorable aux cessions de dommages de guerre négociées dans leurs communes pour éviter l’utilisation ailleurs des dits dommages.

Vue d'une rue de la cité-jardin du Chemin Vert à Reims, dans les années 1920

Vue d'une rue de la cité-jardin du Chemin Vert à Reims, dans les années 1920

© Archives du Foyer Rémois

Rue des Pervenches dans les années 1920 - Cité-jardin du Chemin Vert à Reims

Rue des Pervenches dans les années 1920 - Cité-jardin du Chemin Vert à Reims

© Archives du Foyer Rémois

  Vue aérienne de la cité-jardin du Chemin vert à Reims. Dans Le Foyer Rémois, plaquette éditée en 1934

Vue aérienne de la cité-jardin du Chemin vert à Reims. Dans Le Foyer Rémois, plaquette éditée en 1934

© Foyer Rémois

Les maisons de la cité-jardin du Chemin Vert sont, aujourd'hui encore, dotées d'une cabane de jardin

Les maisons de la cité-jardin du Chemin Vert sont, aujourd'hui encore, dotées d'une cabane de jardin

© photo O. Rigaud

Types de logements

Photo et plan d'un groupe de maisons à 1 logement de 4 pièces. JM Auburtin, architecte. Fin des années 1920. Cité-jardin du Chemin vert à Reims

Photo et plan d'un groupe de maisons à 1 logement de 4 pièces. J.M. Auburtin, architecte. Fin des années 1920. Cité-jardin du Chemin vert à Reims

© Archives du Foyer Rémois

Groupe de maisons à 1 logement de 4 pièces, en 2006. Cité-jardin du Chemin vert à Reims

Groupe de maisons à 1 logement de 4 pièces, en 2006. Cité-jardin du Chemin vert à Reims

© Photo O. Rigaud

Photo et plan d'une maison à deux logements de 4 pièces. JM Auburtin, architecte. Fin des années 1920. Cité-jardin du Chemin vert à Reims

Photo et plan d'une maison à deux logements de 4 pièces. J.M. Auburtin, architecte. Fin des années 1920. Cité-jardin du Chemin vert à Reims

© Archives du Foyer Rémois

Maison à 2 logement de 4 pièces, en 2006. Cité-jardin du Chemin vert à Reims

Maison à 2 logement de 4 pièces, en 2006. Cité-jardin du Chemin vert à Reims

© Photo O. Rigaud

Plan maison type G de la cité-jardin du Chemin vert à Reims . Dressé par JM Auburtin, architecte, en 1920

Plan maison type G de la cité-jardin du Chemin vert à Reims . Dressé par J.M. Auburtin, architecte, en 1920

© Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale de Reims

Photo et plan d'une Maison à 4 logements. JM Auburtin, architecte. Fin des années 1920. Cité-jardin du Chemin vert à Reims

Photo et plan d'une Maison à 4 logements. J.M. Auburtin, architecte. Fin des années 1920. Cité-jardin du Chemin vert à Reims

© Archives du Foyer Rémois

Type de maisons à 4 logements, en 2008. Cité-jardin du Chemin vert à Reims

Type de maisons à 4 logements, en 2008. Cité-jardin du Chemin vert à Reims

© Photo O. Rigaud

Le nom des voies

Les noms des rues font références, pour certaines, à la Première Guerre mondiale

Les noms des rues font références, pour certaines, à la Première Guerre mondiale

© Photo O. Rigaud

Les noms des rues font références, pour certaines, à la Première Guerre mondiale

Les noms des rues font références, pour certaines, à la Première Guerre mondiale

© Photo O. Rigaud

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